vendredi, décembre 19, 2014 Heure locale: 04:38

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Tchad : peines de prison avec sursis pour trois syndicalistes et un directeur de publication

Le président Idriss Déby ItnoLe président Idriss Déby Itno
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Le président Idriss Déby Itno
Le président Idriss Déby Itno
Le procès des responsables de l’Union des Syndicats du Tchad et celui du directeur de publication du journal N’Djamena Bi-Hebdo, tous poursuivis pour diffamation et incitation à la haine, a eu lieu mardi, à N’Djaména. Ils ont été condamnés à au moins un an de prison avec sursis, une amende et le journal N’Djamena Bi-Hebdo fermé pour trois mois.

Inculpé pour « diffamation », le journaliste Jean-Claude Nekim, directeur de publication de N’Djaména Bihebdo, a écopé d’un an de prison avec sursis et d’une amende d'un million de francs CFA. Son journal est suspendu pour trois mois.

Pour leur part, le président de l’Union des Syndicats du Tcahd (UST), Michel Barka, son vice-président, Younous Mahadjir, et son secrétaire général, François Djondang, ont été condamnés, chacun, à 18 mois de prison avec sursis, ayant été reconnus coupable « d’incitation à la haine ».

Les poursuites judiciaires ont été enclenchées contre les quatre personnes suite à la publication, par l’UST, d’une pétition accusant le régime du président Idriss Déby Itno de mauvaise gestion des ressources nationales.
Un reportage de François Djékombé
Un reportage de François Djékombéi
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Les avocats ont fait appel aussitôt après la condamnation, a dit à la VOA un avocat des syndicalistes, Me Delphine Kemnéloum Djiraibé, ajoutant qu’un autre travailleur a pâti d’une peine de trois mois fermes et 100 000 francs d’amende, pour avoir souri au moment du prononcé des peines, l’expression de son visage ayant été interprétée comme outrage à magistrat.

Le 17 septembre, les fonctionnaires avaient repris le travail, et une médiation est en cours pour trouver un terrain d’entente entre les centrales syndicales et le gouvernement.

Selon Me Djiraibé, cette situation risque de durcir la position des travailleurs du secteur public - réclamant de meilleures conditions de travail – alors qu’ils avaient suspendu la grève pour un mois, le temps de négocier.       

Ecoutez la réaction de Maitre Delphine Kemnéloum Djiraibé, qui parle du déroulement du procès à Ndjamena :

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