vendredi, octobre 24, 2014 Heure locale: 15:25

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Rejet de la plainte de Nigérians contre Shell

L'un des Nigérians qui avaient porté plainte contre Shell à La HayeL'un des Nigérians qui avaient porté plainte contre Shell à La Haye
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L'un des Nigérians qui avaient porté plainte contre Shell à La Haye
L'un des Nigérians qui avaient porté plainte contre Shell à La Haye
Un tribunal néerlandais a largement rejeté une plainte portée par des agriculteurs nigérians qui souhaitaient que la compagnie pétrolière et gazière Royal Dutch Shell soit jugée responsable de la pollution dans leurs villages de  la région du delta du Niger.

Le tribunal de La Haye a déclaré que la filiale nigériane de Shell, Nigerian Shell, devra certes verser des dommages car dans un cas, elle n’avait pas pris de mesures adéquates contre un sabotage. Mais il a rejeté toutes les autres plaintes contre la société mère, au motif qu’en vertu du droit nigérian, Shell ne saurait être tenue responsable car la companie n’avait pas fait preuve de négligence.

Les agriculteurs avaient d'abord porté plainte en 2008, de concert avec l’ONG de protection de l’environnement « Les amis de la Terre ». Ils cherchaient à forcer Shell à nettoyer la contamination provoquée par les fuites de pétrole qui ont dévasté la végétation, les ressources en eau et les étangs de pêche dans le delta du Niger.

Mais Shell a fait valoir qu’elle faisait tout son possible pour limiter l'impact de ses opérations, et que les déversements de pétrole étaient en grande partie dus aux sabotages menés par des bandes armées contre les pipelines.

Pour les activistes, il s’agissait en quelque sorte d’un test pour voir si les entreprises internationales pouvaient être tenues responsables d’infractions présumées commises par leurs filiales étrangères. Les agriculteurs viennent de l’Ogoniland dans le sud du Nigeria, une région qui pendant des décennies a été une importante source de pétrole brut. 

En 2011, les Nations Unies (ONU) ont publié un rapport imputant au gouvernement nigérian et aux multinationales - dont Shell – la responsabilité des ravages contre l'environnement dans le delta du Niger. Le nettoyage de la zone, avait fait valoir l’ONU, pourrait coûter jusqu’à 1 milliard de dollars et prendre 25 ans.
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