lundi, octobre 20, 2014 Heure locale: 04:24

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Mali - Johnnie Carson : pas de victoire militaire durable sans gouvernement qui réponde aux besoins des Maliens

« Nous continuerons de travailler pour assurer que le succès militaire puisse se traduire en une stabilité politique à long terme en encourageant des élections accélérées, en marginalisant la junte militaire, en tenant pour responsables les auteurs des violations des droits humains, y compris ceux au sein de l’armée malienne », a expliqué M. Carson.

M. Johnnie Carson (Archives)M. Johnnie Carson (Archives)
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M. Johnnie Carson (Archives)
M. Johnnie Carson (Archives)
De hauts responsables de l’administration Obama défendent leur réponse aux requêtes de la France pour un soutien à ses opérations militaires au Mali. Le secrétaire d’Etat-adjoint aux Affaires africaines, Johnnie Carson, s’est engagé à aider le Mali à parvenir à une stabilité durable, après le règlement de la crise que ce pays traverse actuellement.
 
M. Carson déposait, jeudi, devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants. Il a déclaré que « toute victoire militaire sera éphémère sans un gouvernement démocratique qui réponde aux besoins de tous les Maliens ».
 
« Nous continuerons de travailler pour assurer que le succès militaire puisse se traduire en une stabilité politique à long terme en encourageant des élections accélérées, en marginalisant la junte militaire, en tenant pour responsables les auteurs des violations des droits humains, y compris ceux au sein de l’armée malienne », a expliqué M. Carson.

Un Télécentre public à TombouctouUn Télécentre public à Tombouctou
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Un Télécentre public à Tombouctou
Un Télécentre public à Tombouctou
​Il s’agit aussi, a-t-il dit, de soutenir un processus de réconciliation nationale qui prenne en compte les griefs légitimes et de longue date des populations nordistes, y compris les Touaregs.
 
Pour le secrétaire d’Etat-adjoint Carson, il ne faudrait pas précipiter les choses ou prendre des mesures prématurées. Il a averti que les efforts de maintien de la paix doivent être étayés par des élections démocratiques au Mali, des élections sans intimidation, ou ingérence.
 
Johnnie Carson a mis les législateurs au courant des derniers développements sur la mission américaine d’appui au Mali.  A la date du 13 février, a-t-il expliqué, les Etats-Unis ont conduit 22 missions d’approvisionnement en carburant en soutien aux forces françaises qui se battent contre les islamistes. Des avions C-17 américains ont, de leur côté, effectué 43 sorties pour transporter les troupes françaises et tchadiennes et leurs équipements.
 
Le président de la Commission, le républicain Ed Royce, a rendu hommage à la France pour avoir pris « une action décisive » pour aider les forces maliennes à chasser les Islamistes de leurs bastions dans le Nord du Mali. Quand ces derniers ont pris le contrôle de cette région, et imposé une forme pure et dure de la sharia, on a craint qu’ils y créent une base pour le terrorisme international.

Mais s’il a félicité la France, M. Royce n’a pas épargné ses critiques au gouvernement du président démocrate Barack Obama. « Quand la France a demandé l’assistance des Etats-Unis, l’administration n’a pas réagi rapidement aux appels de nos alliés. Il semble que la bureaucratie ait ralenti le rythme de notre appui », a-t-il déclaré.

Des soldats français au Mali, près de la frontière nigérienneDes soldats français au Mali, près de la frontière nigérienne
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Des soldats français au Mali, près de la frontière nigérienne
Des soldats français au Mali, près de la frontière nigérienne
Pour sa part, le député démocrate, Brad Sherman, a souligné que les Etats-Unis ne peuvent pas, ni ne devraient mener seuls la lutte contre les terroristes à travers le monde. « Le fait est que nous avons besoin d’alliés, et nous ne pouvons pas toujours être le fer de lance sur tous les théâtres  de ce conflit. Dans ce cas précis, nous sommes derrière la France, et devons être derrière elle et applaudir ses efforts au Mali », a-t-il dit.
La France commence à céder le terrain aux troupes africaines, qui arrivent dans le pays, alors que les Nations Unies examinent la possibilité d’assumer le contrôle d’une force internationale de maintien de la paix au Mali.  Mais le président de la Commission, Ed Royce, avertit que pour le moment, « il n’y a pas beaucoup de paix à maintenir au Mali”, et que ce pays a surtout besoin de “forces aguerries”, comme la Légion étrangère.
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