Mali : les propos du P.M. Diarra sur un dialogue avec le MNLA et Ansar Dine mal accueillis dans le nord
Ménaka, dernier bastion du MNLA, maintenant aux mains du Mujao
Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré (à dr.), reçoit une délégation d'Ansar Dine à Ouagadougou, le 6 novembre 2012.
Le premier ministre Cheikh Modibo Diarra s’est attiré l’ire des populations du nord pour avoir préconisé le dialogue avec Ansar Dine et le MNLA.
Ces dernières semaines, le médiateur Blaise Compaoré a reçu pour la première fois ces deux mouvements touareg, qui se disent prêts à discuter avec Bamako. Peu après, pendant une escale à Ouagadougou, le Premier ministre Diarra a estimé que le dialogue est inévitable avec ces deux mouvements.
Une première réaction :
Saliou Ibrahim, président du Cadre de concertation des jeunes de la région de Gao
A Mopti, sur la ligne de front, l’idée d’un dialogue avec les rebelles touareg ne suscite pas l’enthousiasme.
Les réactions recueillies par notre correspondant à Mopti, Mamadou Bocoum
Mais qu’entend par dialogue le premier ministre malien Cheick Modibo Diarra ?
Au micro d’Idriss Fall, le professeur Amadou Garicko à Bamako
Ménaka, dernier bastion du MNLA, est depuis lundi entre les mains du Mujao. Les islamistes ont chassé les rebelles touareg de cette ville du nord-est, l'une des premières à avoir été prises par le MNLA le 17 janvier, au début de la rébellion de cette année.
Le film des événements avec Bay Ag Muhammed, maire de Ménaka actuellement en exil à Bamako
Idriss Fall a pu joindre sur place un combattant du MNLA en train de battre en retraite avec un de ses cousins.
Le témoignage de Moussa Ag Aharif, du MNLA