mardi, septembre 02, 2014 Heure locale: 09:07

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Les agences onusiennes fustigent les attaques contre les agents de santé au Nigéria

Des victimes de la polio à Kano, au NigériaDes victimes de la polio à Kano, au Nigéria
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Des victimes de la polio à Kano, au Nigéria
Des victimes de la polio à Kano, au Nigéria
L'Unicef et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont joints au gouvernement du Nigeria dénoncer les attentats contre deux dispensaires participant à des campagnes de vaccinations contre la poliomyélite à Kano, dans le nord du Nigeria. Le bilan serait d’au moins neuf morts. Les attaques sont intervenues après qu’un responsable religieux eut dénoncé la campagne de vaccination, y voyant un complot pour nuire aux musulmans.

« Ces attaques sont une double tragédie pour les travailleurs de la santé et de leurs familles ainsi que les populations vulnérables, notamment les enfants » a fait valoir Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS. 

Dans un communiqué conjoint, l'OMS et l'Unicef ont qualifié ces attaques d' « inacceptables en toute circonstance. L'OMS et l'Unicef expriment  leur plus profonde sympathie aux familles des agents de santé. Nous restons déterminés à soutenir le gouvernement du Nigeria et le peuple du Nigeria dans leurs efforts pour améliorer la santé et la vie de ses habitants » ajoute le communiqué.

L’OMS rappelle que la poliomyélite est une infection virale très contagieuse qui touche principalement les enfants de moins de cinq ans. S’il existe un vaccin contre la maladie, on considère qu’elle n’a pas de traitement. C’est l’une des raisons pour lesquelles les agences onusiennes redoublent d’efforts pour s’assurer que les enfants soient protégés.

Avant la mise au point de vaccins par les scientifiques américains au milieu des années 1950, la polio était l’une des maladies les plus meurtrières pour la petite enfance. 

Depuis 1988, l'éradication de la poliomyélite fait l'objet d'une initiative mondiale sous l'égide de l’OMS, de l’Unicef et du Rotary International. Les attaques dont font l’objet les travailleurs de la santé au Nigéria compromettent sérieusement depuis plusieurs années déjà l’éradication définitive de la maladie.