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Impatience du Tchad face aux lenteurs onusiennes dans la lutte contre Boko Haram


Des troupes nigérianes et tchadiennes, 5 mars 2015.
Des troupes nigérianes et tchadiennes, 5 mars 2015.

Le Tchad souhaite qu'un projet de résolution de l'ONU soutenant la lutte contre le groupe nigérian soit adopté au plus vite et s'impatiente des réticences de certains de ses partenaires, a indiqué mercredi son ambassadeur à l'ONU Mahamat Zene Cherif.

Le Tchad a présenté la semaine dernière à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité un texte par lequel le Conseil donne un appui politique et financier à une force anti-Boko Haram de 10.000 hommes créée par l'Union africaine.
Il s'agit d'un texte sous chapitre 7, c'est-à-dire autorisant l'utilisation de moyens coercitifs, dont la force militaire.

"Je ne sais pas pourquoi nous continuons à discuter s'il faut utiliser le chapitre 7 ou non", a lancé à des journalistes l'ambassadeur tchadien. "La communauté internationale dans son ensemble a reconnu que Boko Haram est une menace pour la paix et la sécurité internationales".

"Je pense que Boko Haram est plus dangereux que (le groupe) Etat islamique, ce que nous faisons contre l'EI nous devrions le faire aussi contre Boko Haram", a-t-il affirmé.

L'ambassadeur n'a pas voulu se prononcer sur une date pour l'adoption du texte.

Il n'a pas précisé quels pays traînaient des pieds. Mais selon des diplomates du Conseil, le Tchad a été particulièrement irrité par une volte-face du Nigeria, qui après avoir participé à la rédaction du projet pendant des semaines a remis en cause l'inclusion du chapitre 7. Les mêmes diplomates estiment que ce revirement pourrait s'expliquer en partie par l'approche des élections au Nigeria.

Selon ces diplomates, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont aussi émis des réserves. Ils craignent de mettre le doigt dans un engrenage qui amèneraient à lancer une intervention onusienne et rechignent à financer une opération dont ils n'auraient pas le contrôle.

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Le secrétaire général Ban Ki-moon serait chargé de mettre en place un fonds destiné à recevoir les contributions des pays désireux d'aider à financer la force sur une base volontaire.

Le Tchad, soutenu par la France, insiste pour obtenir une vraie couverture du Conseil pour les opérations militaires qu'il a déjà engagées dans la région contre Boko Haram.

Selon le projet de résolution, la force régionale rassemblant cinq pays (Tchad, Nigeria, Cameroun, Bénin, Niger) serait chargée de "créer un environnement sûr et un climat de sécurité dans les zones touchées par les activités de Boko Haram".

Le Conseil menacerait aussi de sanctionner tous les soutiens au groupe islamiste nigérian, qui a plaidé allégeance à l'organisation Etat islamique.

Avec AFP

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