jeudi, septembre 18, 2014 Heure locale: 23:44

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Gouffre fiscal : toujours pas d'accord entre la Maison-Blanche et les républicains

Ambiance sombre à la Maison-Blanche, en l'absence d'un accord avec l'opposition républicaine sur le gouffre fiscalAmbiance sombre à la Maison-Blanche, en l'absence d'un accord avec l'opposition républicaine sur le gouffre fiscal
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Ambiance sombre à la Maison-Blanche, en l'absence d'un accord avec l'opposition républicaine sur le gouffre fiscal
Ambiance sombre à la Maison-Blanche, en l'absence d'un accord avec l'opposition républicaine sur le gouffre fiscal
Poursuite ce weekend à Washington des négociations pour éviter le soi-disant gouffre fiscal le jour de l’an. Le président Barack Obama a affirmé que ses propositions aux républicains sont équitables, mais les dirigeants du Sénat, contrôlé par les républicains, ont du mal à forger un accord de dernière minute pour éviter des hausses d'impôt automatiques et la réduction drastique des dépenses publiques.
  
M. Obama continue de faire pression sur les législateurs républicains pour qu’ils acceptent un accord qui permettrait d'éviter les graves conséquences du soi-disant « gouffre fiscal», une expression qui désigne un mélange de réductions drastiques des dépenses publiques et des hausses d’impôts, à compter du 1er janvier.
Le président Barack Obama estime avoir fait assez de concessions aux républicainsLe président Barack Obama estime avoir fait assez de concessions aux républicains
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Le président Barack Obama estime avoir fait assez de concessions aux républicains
Le président Barack Obama estime avoir fait assez de concessions aux républicains

Dans une interview accordée à l’émission hebdomadaire « Meet the Press », de la chaine NBC, le président a affirmé avoir fait de nombreuses propositions raisonnables, mais sans succès. « Nous discutons avec les républicains depuis la fin de l'élection. Ils ont du mal à dire "oui" à un certain nombre d'offres répétées » a dit M. Obama.

Le président a proposé d'augmenter les impôts sur le 2 % des Américains qui ont le revenu le plus élevé, pour réduire le déficit public. Les républicains ont rejeté cette offre. Ce qui fait dire à M. Obama que les républicains ne se préoccupent que du maintien de l’allègement de la fiscalité pour les riches.

« Ils disent que leur principale priorité est de s'assurer que nous nous occupons du déficit d'une manière sérieuse. Mais la façon dont ils se comportent montre que leur seule priorité est de s'assurer que les allègements fiscaux pour les Américains les plus riches sont protégés. Cela semble être leur seul thème dominant, sur lequel ils se retrouvent d’accord. Et à un moment donné, je pense, ce qui va être important, c'est qu'ils écoutent le peuple américain » a fait valoir M. Obama.

Les républicains ont réagi en accusant l’administration de ne pas mettre l’accent sur les coupes nécessaires dans les programmes sociaux. Sur la chaine ABC, le sénateur républicain Jon Kyl a déclaré que le président se concentre trop sur les hausses d'impôts pour les riches. « Certaines personnes ont essayé de parler des réductions dans les dépenses qui sont nécessaires pour redresser nos finances. Ce serait du côté républicain. Le président et beaucoup de gens de son parti sont restés à l'écart de ces discussions » a dit M. Kyl.

Le Sénat et la Chambre des représentants sont retournés en session dimanche pour essayer de trouver un accord entre dirigeants démocrates et républicains du Sénat.

A quelques heures de la date butoir, les deux parties conviennent sur une chose : l'impossibilité de parvenir à un accord nuirait sérieusement à l'économie américaine et pourrait affecter l'économie mondiale.