jeudi, octobre 30, 2014 Heure locale: 16:37

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Audiences houleuses au Congrès sur le futur patron de la CIA

John Brennan répondait à ses critiques lors d'audiences au CongrèsJohn Brennan répondait à ses critiques lors d'audiences au Congrès
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John Brennan répondait à ses critiques lors d'audiences au Congrès
John Brennan répondait à ses critiques lors d'audiences au Congrès
 
Audiences houleuses au Congrès des Etats-Unis sur le successeur pressenti de David Petraeus à la tête de la CIA, John Brennan. Ce dernier a défendu jeudi les frappes de drones à l'étranger, au motif qu’elles sont autorisées judicieusement et conformément aux lois fédérales.

Son audition devant la commission du renseignement du Sénat américain a été perturbée à plusieurs reprises par les adversaires des frappes de drones. Elle est intervenue peu après la publication d’une note de service contenant la justification légale offerte par le gouvernement américain pour les frappes de drones visant des terroristes présumés  à l'étranger.

Les drones américains ont tué des dizaines de personnes soupçonnées de terrorisme dans des pays lointains, y compris un américain, Anwar al Awlaki, un des leaders de la filière yéménite d'Al-Qaida. Il a été tué au Yémen par un missile tiré par un drone.

Le sénateur démocrate Ron Wyden a dit redouter qu’en  approuvant une telle frappe contre un citoyen américain, le président Barack Obama n’agisse à la fois en tant que juge, jury et bourreau.

« C'est l'idée de donner à n’importe quel président le pouvoir absolu de tuer un Américain sans entraves ni contrepoids qui est si troublante. Chaque Américain a le droit de savoir si son gouvernement croit qu'il a la permission de le tuer » a dit le sénateur Wyden.

M. Brennan a défendu le recours aux drones. « Nous ne prenons ces mesures qu’en dernier recours pour sauver des vies quand il n'y a pas d'alternative pour mitiger cette menace » a expliqué M. Brennan. Le public est mal informé, a-t-il ajouté. La CIA préfère de beaucoup capturer les terroristes pour interrogatoire, en vue d’empêcher d’autres attentats.

Toujours concernant les prisonniers, M. Brennan a dénoncé le simulacre de noyade, faisant valoir qu’il « aurait du être interdit depuis longtemps ». Cela n’aurait jamais dû être pratiqué, à mon avis, a-t-il ajouté.
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