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La France prête à quitter le Mali plus tôt que prévu

Cette déclaration de l’Hexagone intervient au moment où ses troupes prenaient position à Kidal, la troisième grande ville du Nord du Mali qui était occupée par des islamistes armés.

Des soldats français prenant position dans le nord du Mali, 19 janvier 2013Des soldats français prenant position dans le nord du Mali, 19 janvier 2013
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Des soldats français prenant position dans le nord du Mali, 19 janvier 2013
Des soldats français prenant position dans le nord du Mali, 19 janvier 2013
Le dernier bastion des islamistes armés est tombé : la ville de Kidal a été reconquise. Il s’agit de la troisième grande ville de l’immense territoire du Nord-Mali qu’occupaient ces islamistes, mais qui a été reprise par les troupes françaises en soutien à l’armée malienne.

Comme à Gao et Tombouctou, les groupes islamistes armés ont fui Kidal sans résistance, après l’arrivée, mercredi 30 janvier 2013, des troupes françaises et maliennes à l'aéroport de la ville.

Tout laisse à penser que ces djihadistes, liés au réseau terroriste Al-Qaïda, ont trouvé refuge dans le massif des Ifoghas et dans les zones désertiques de la région.

Après la reconquête rapide et facile du Nord-Mali, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué que l’armée française quitterait le Mali plus tôt que prévu.

Une force d'intervention africaine soutenue par l’ONU s’apprête à déployer plus de 8.000 soldats dans la région. Ces troupes africaines auront la charge de tenir les villes qui ont été reconquises et de traquer les combattants islamistes. Ces derniers, selon les autorités françaises, se sont assimilés aux populations des villages situés dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas de même que dans les zones désertiques de la région.

Tout en félicitant la force militaire dirigée par les Français pour les succès de l’intervention, la porte-parole du département d'Etat américain a déclaré que le défi pour la force africaine serait d’empêcher les islamistes de se regrouper et revenir dans les villes libérées.

Victoria Nuland a précisé qu’il fallait désormais « non seulement s'assurer que ces villes qui ont été reprises peuvent être tenues, mais aussi que la mission internationale suive l'avancée des forces maliennes et françaises pour stabiliser le nord du Mali, pour poursuivre les rebelles, pour s'assurer qu'ils ne peuvent pas revenir et se regrouper ».

Les djihadistes sont toujours lourdement armés et auraient recruté des enfants soldats. Ils seraient même prêts à utiliser des civils comme boucliers humains.
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