samedi, décembre 20, 2014 Heure locale: 22:57

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Le M23 a quitté Goma

Les rebelles congolais se sont retirés samedi, à la suite d’un accord qui prévoit des négociations avec Kinshasa.

Un soldat du M23 ​​assis sur des boîtes à munitions alors que le groupe rebelle se retirait de Goma, en RDC - 1 décembre 2012 (photo - VOA / G. Joselow).Un soldat du M23 ​​assis sur des boîtes à munitions alors que le groupe rebelle se retirait de Goma, en RDC - 1 décembre 2012 (photo - VOA / G. Joselow).
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Un soldat du M23 ​​assis sur des boîtes à munitions alors que le groupe rebelle se retirait de Goma, en RDC - 1 décembre 2012 (photo - VOA / G. Joselow).
Un soldat du M23 ​​assis sur des boîtes à munitions alors que le groupe rebelle se retirait de Goma, en RDC - 1 décembre 2012 (photo - VOA / G. Joselow).
Les soldats du Mouvement du 23 Mars (M23) en République démocratique du Congo se sont retirés de la ville de Goma, après avoir conclu un accord avec le gouvernement congolais. Mais la tension restait vive samedi (1er décembre 2012), alors que les habitants attendaient le retour des forces congolaises dans cette ville stratégique de l’est de la RDC.

Des centaines de rebelles du M23, qui étaient toujours à Goma, ont plié bagage samedi. Ils ont quitté la ville à bord de camions chargés de nourritures et de munitions, selon des témoins.
 
Des rebelles du M23 à bord d'un camion alors qu'ils se préparaient à se retirer de Sake, à 42 kilomètres à l'ouest de Goma, dans l'est du Congo - novembre 30, 2012.Des rebelles du M23 à bord d'un camion alors qu'ils se préparaient à se retirer de Sake, à 42 kilomètres à l'ouest de Goma, dans l'est du Congo - novembre 30, 2012.
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Des rebelles du M23 à bord d'un camion alors qu'ils se préparaient à se retirer de Sake, à 42 kilomètres à l'ouest de Goma, dans l'est du Congo - novembre 30, 2012.
Des rebelles du M23 à bord d'un camion alors qu'ils se préparaient à se retirer de Sake, à 42 kilomètres à l'ouest de Goma, dans l'est du Congo - novembre 30, 2012.
Alors que les rebelles partaient, les Casques Bleus - les soldats de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (ONU) – longeaient les routes.

Selon l’envoyé spécial de la VOA à Goma, Gabe Joselow, le convoi des rebelles se dirigeait vers le nord en direction de la ville de Kibumba en empruntant la même route qu'ils avaient prise pour prendre d'assaut Goma le 20 novembre 2012.

En partant, les rebelles brandissaient leurs armes et fredonnaient des chants de victoire en kinyarwanda, la langue du Rwanda voisin et de certaines régions de l'est du Congo.

L'ONU a accusé le Rwanda de soutenir la rébellion, qui a débuté en avril, et la plupart des gens à Goma partagent cet avis. Kigali a, toutefois, nié toute implication.

Sous la pression des dirigeants de la région, les rebelles ont accepté de se déplacer jusqu'à 20 km en dehors de la ville, pour faire place à des négociations de paix avec le gouvernement congolais.

Nous voyons des gens sortir en tenue militaire, mais nous les voyons retourner en civil

Mais les habitants de Goma, à l’instar de Joseph Byabuze, ne pensaient pas que c'était la fin du M23 à Goma, la capitale de la riche province minière du Nord-Kivu.

«Nous voyons des gens sortir en tenue militaire, mais nous les voyons retourner en civil», a confié à la VOA Joseph Byabuze.


Les soldats du M23 ont déserté l'armée congolaise – Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les rebelles accusent notamment le président Joseph Kabila de ne pas avoir pleinement respecté l'accord en vertu duquel ils ont intégré l'armée régulière en 2009, après des années de guérilla. Dès lors, ils ont pris le contrôle de plusieurs villes dans l'est de la RDC, parfois au nez et à la barbe des FARDC, pourtant soutenues par les forces de  l'ONU.

Cependant, le retrait du M23 n’a pas été fait sans mise en garde. S’adressant aux journalistes à Goma samedi, le chef rebelle Sultani Makenga a déclaré que si le président Joseph Kabila ne respectait pas l'accord, ses soldats seraient prêts à retourner à Goma.

Remi Bahati, un homme d'affaires basé à Goma, souhaite que le gouvernement prenne les négociations au sérieux, afin d'éviter un retour à la guerre.

«Que pouvons-nous demander au gouvernement ? Il est bon de parler avec le M23 parce que nous avons entendu qu'ils se retiraient non loin de Goma. Ils sont seulement à 20 kilomètres d’ici. C'est encore [dangereux] pour les populations», a déclaré Remi Bahati.

La Mission de l'Organisation des Nations unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco) aide à assurer la sécurité à Goma en attendant le retour des forces congolaises.


Un groupe de 270 officiers de police, qui avaient fui les combats et qui s’étaient rendus à Bukavu, une ville de l'autre côté du Lac Kivu, étaient déjà de retour à Goma et étaient en cours de déploiement dans la ville.
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